Vélos et voitures : séparation ou mixité ?

Nous reproduisons ici in extenso une information transmise par le CEREMA, qui est le « bras armé » de l’État pour élaborer et diffuser des recommandations techniques pour tout ce qui concerne les aménagements, notamment de voirie.

vélo

Rendre sa voirie cyclable implique-t-il d’installer des pistes cyclables dans toutes les rues ?

À partir de quels niveaux de trafic est-il indispensable de séparer les cyclistes de la circulation automobile ?

Afin de synthétiser les recommandations publiées cet été sur ce sujet, une vidéo vous présente en 2 minutes les clefs pour choisir entre séparation et mixité ainsi que la boite à outils des aménagements cyclables.

Fin des aménagements de transition à Quimper : Kernavélo réagit.

Communiqué de presse de l’association Kernavélo, le 24 juin 2020

Le maire de Quimper a pris la décision de supprimer les couloirs BUS + VELO, pour une disparition effective de ces aménagements temporaires dits « de transition » avant le 1er juillet. Les travaux d’effacement des marquages jaunes seront achevés avant le second tour des municipales à Quimper le 28 juin prochain, second tour qui voit s’affronter l’équipe de M. Jolivet candidat à sa propre succession face à deux autres listes concurrentes.

Une suppression prématurée et inadaptée au contexte pandémique

Kernavélo pose la question du choix  de cette date et des calculs politiciens qui semblent la motiver, alors que l’année scolaire n’est pas terminée pour les écoliers du primaire et les collégiens qui empruntent quotidiennement les transports en commun. Et alors que le risque pandémique n’est pas totalement écarté, en attestent les terrasses et les espaces publics cédés aux commerces du centre-ville – initiative que Kernavélo salue –  pour garantir la distanciation physique entre clients.

Pour Kernavélo, la décision de mettre fin à ces aménagements post-confinement est prématurée, non opérationnelle en période de pandémie et paradoxale pour un maire et président d’agglomération qui se targue d’être un défenseur des transports en commun. Kernavélo aurait souhaité leur maintien au-delà de la date butoir fixée par M. le maire de Quimper. A la fois pour se donner le temps de tirer toutes les leçons de cette expérimentation de grande envergure dans la perspective de la création de futurs aménagements cyclables permanents, sécurisés et continus. Mais aussi parce que cette décision risque par ricochet de pénaliser la fluidité et la performance globale du réseau de transports en commun pourtant fortement impacté en ces temps de pandémie.

Les couloirs BUS + VELO déployés à Quimper visaient, rappelons-le, à répondre aux recommandations gouvernementales de sortie de crise sanitaire : pallier à la désaffection des transports en commun, et encourager la pratique du vélo pour éviter un report excessif et paralysant vers la voiture individuelle.

Couloirs BUS+VELO : un atout pour les transports en commun

Alors que les bus ont circulé quasiment à vide pendant plusieurs semaines, ils se remplissent de nouveau. Si le public renoue avec les transports en commun, malgré le risque de propagation virale en milieu confiné, c’est que les couloirs BUS+VELO améliorent sensiblement la ponctualité, la fréquence et le potentiel opérationnel des réseaux de transport QUB et BreizhGo. En période de pandémie, ces aménagements provisoires répondent aux objectifs combinés d’efficacité et de maîtrise du taux de remplissage des bus. Ils aident ainsi à améliorer les conditions de transport des passagers et leur distanciation physique à bord.
Au final, grâce aux couloirs provisoires BUS + VELO, les transports en commun sont plus attractifs, leur image de marque et leur crédibilité renforcées.

En revanche, cette mise en œuvre d’un urbanisme « tactique » à la fois novateur et porteur de résilience, aurait dû rendre plus sécurisante et attractive la pratique du vélo à Quimper. Cela n’a pourtant pas été le cas.

Couloirs BUS + VELO : pour le vélo, peut mieux faire!

Le manque de sécurité et de continuité cyclable sont un des freins principaux au développement du vélo, faiblesses dénoncées par les Quimpérois qui y voient une entrave à un report significatif de la voiture vers le vélo pour les déplacements individuels de moins de 3 km qui représentent près de 75 % des déplacements (cf baromètre des villes cyclables 2019, note F attribuée à Quimper = climat cyclable défavorable).

A Quimper, les couloirs temporaires BUS+VELO ont souffert dès leur mise en oeuvre de graves discontinuités et d’un niveau de sécurisation bien en deçà des attentes. Dangereux aux carrefours et déconnectés des centres d’intérêt (gare SNCF par exemple), les couloirs n’ont pas convaincu la plupart des cyclistes, à plus forte raison les moins expérimentés.

Kernavélo, bien que force de proposition pour améliorer et renforcer le réseau, est restée sur la touche malgré les promesses de concertation répétées mais jamais réalisées.

Si les aménagements cyclables de transition (ACT) ont manqué d’attractivité, c’est sans doute qu’ils étaient le résultat d’une absence prolongée de politique cyclable structurée et financée durant ce dernier mandat et d’un défaut de planification en amont de la prise de décision. A cela s’ajoute un manque de culture sécurité orientée vélo, un retard dans la compréhension de ce qu’est un système vélo articulé avec celui des transports en commun et la difficulté des pouvoirs publics à travailler ensemble (Ville de Quimper ou QBO, Conseil départemental du Finistère, préfecture du Finistère) et à coopérer avec les acteurs associatifs.
Les ACT étaient pourtant l’occasion d’expérimenter des formes nouvelles d’urbanisme et de transversalité dans la perspective des aménagements de demain. Plus que jamais les élus des communes du territoire de l’agglomération Quimper Bretagne Occidentale vont devoir prendre en compte l’évolution des mentalités de leurs concitoyens, mentalités façonnées par les réalités sociales, climatiques et environnementales qui bousculent notre quotidien et dictent notre conduite à tenir pour bâtir un avenir et une société écologiques et solidaires.

Kernavélo appelle à une nouvelle action : une quatrième vélobulation est programmée mercredi 24 juin de 18h à 19h dans le centre-ville de Quimper, pour réclamer davantage de sécurité pour les cyclistes, et une amélioration du réseau cyclable actuellement fragmenté et dangereux pour les cyclistes les moins aguerris, scolaires et néo-cyclistes qui souhaitent se rendre au boulot ou en classe à vélo.

Vélobulation à Quimper, mercredi 10 juin 2020

Kernavélo invite les habitant.e.s de Quimper Bretagne Occidentale et de Cornouaille à participer à une vélobulation, mercredi 10 juin 2020, à Quimper, de 18h à 19h. Une déambulation à vélo pour réclamer une vraie politique cyclable, financée et structurée sur tout le territoire de QBO en lien avec les intercommunalités de Cornouaille.

Le principe de cette action reste le même : un circuit publié sur les réseaux sociaux, mais pas de rassemblement, pas de point de départ, ni de point d’arrivée. Et une participation à horaire libre, dans la limite du créneau horaire défini, en suivant le parcours mis en ligne [cliquer pour élargir]

La presse locale se fait l’écho de la suppression programmée des couloirs BUS+VELO à Quimper.

M. Jolivet, maire de Quimper, vient de décider que la suppression des couloirs BUS + VELO sera effective avant le 1er juillet : selon lui, peu de vélos circulent sur ces aménagements provisoires.

L’association Kernavélo partage cette observation : il est difficile en effet de repérer des cyclistes sur les aménagements cyclables pour la bonne raison qu’ils sont déjà passés! Les salariés, lorsqu’ils ne télétravaillent pas, démarrent leur journée à des horaires échelonnés et décalés qui, en l’absence de comptage rigoureux, rendent impossible la moindre évaluation numérique. Dans le même registre, on pourrait déplorer que les parkings automobiles le long des Allées de Locmaria soient vides le soir, la nuit et le week-end : à quoi servent donc ces parkings qui font obstacle à la création de pistes cyclables sécurisées?

Kernavélo regrette cette conclusion hâtive à une expérimentation pourtant intéressante dont on n’aura pas eu le temps de tirer entièrement toutes les leçons. La décision de M. le maire porte un sérieux coup de frein à l’essor tant espéré de la pratique du vélo au quotidien. Et elle risque par ricochet de pénaliser la fluidité et la performance globale du réseau de transports en commun pourtant fortement impacté en ces temps de pandémie.

Rappelons que ces aménagements temporaires, à l’origine réclamés par Kernavélo (courrier du 23 avril), s’inscrivaient dans la stratégie nationale de sortie progressive du confinement. Ils devaient pallier à la désaffection des transports en commun, encourager la pratique du vélo pour éviter un report excessif et paralysant vers la voiture individuelle. Cette mise en œuvre d’un urbanisme « tactique » à la fois novateur et porteur de résilience, aurait dû rendre plus sécurisante et attractive la pratique du vélo à Quimper.

Le manque flagrant de sécurité et de continuité cyclable sont un des freins principaux au développement du vélo, faiblesses dénoncées par les Quimpérois qui y voient une entrave à un report significatif de la voiture vers le vélo pour les déplacements individuels de moins de 5 km (cf baromètre des villes cyclables 2019, note F attribuée à Quimper = climat cyclable défavorable).

A Quimper, les couloirs temporaires BUS+VELO ont souffert dès leur mise en oeuvre de graves discontinuités et d’un niveau de sécurisation bien en deçà des attentes. Dangereux en fin de section et déconnectés des centres d’intérêt, les couloirs n’ont pas convaincu la plupart des cyclistes, à plus forte raison les moins expérimentés d’entre nous, découragés dès lors que les conditions de sécurité ne sont pas réunies.
Kernavélo, bien que force de proposition pour améliorer et renforcer le réseau, est restée sur la touche malgré les promesses de concertation répétées mais jamais réalisées.

Sous-utilisés par les cyclistes, les couloirs BUS+VELO sont cependant un atout pour les transports en commun. Alors que les bus ont circulé quasiment à vide pendant près d’un mois, ils commencent à se remplir de nouveau. Les couloirs BUS+VELO améliorent sensiblement la ponctualité, la fréquence et le potentiel opérationnel des réseaux de transport QUB et BreizhGo. En période de pandémie, ils répondent aux objectifs combinés d’efficacité et de maîtrise du taux de remplissage des bus. Ils aident ainsi à améliorer les conditions de transport et la distanciation physique à leur bord.

C’est pourtant maintenant, à quelques jours du second tour des élections municipales, que leur suppression est enclenchée. Manque de cohérence de la part de M. Jolivet, fervent défenseur des transports en commun ? Hasard du calendrier ou tactique politique et opportunisme de M. le maire de Quimper, candidat à sa propre succession ? La décision n’aurait-elle pas dû être mise en attente et prise par la prochaine équipe élue à partir du 28 juin prochain, date du second tour ?

Si les aménagements cyclables de transition (ACT) manquent d’attractivité, c’est parce qu’ils résultent d’une absence prolongée de politique cyclable et d’un défaut de planification en amont de la décision. A cela s’ajoute un manque de culture sécurité, un retard dans la compréhension de ce qu’est un système vélo articulé avec celui des transports en commun et l’incapacité des pouvoirs publics à coopérer avec les acteurs associatifs. Les ACT étaient pourtant l’occasion d’expérimenter des formes nouvelles d’urbanisme et de transversalité dans la perspective des aménagements de demain. Plus que jamais les élus des communes du territoire de l’agglomération Quimper Bretagne Occidentale vont devoir prendre en compte l’évolution des mentalités de leurs concitoyens, mentalités façonnées par les réalités sociales, climatiques  et environnementales qui bousculent notre quotidien et dictent notre conduite à tenir pour bâtir un avenir sinon durable, du moins vivable.

Déconfinement : l’appel de Kernavélo pour des aménagements cyclables temporaires

Kernavélo invite dans un courrier [lien vers le courrier adressé à M. le Maire de Quimper et lien vers l’annexe au courrier] les représentants des pouvoirs publics à s’appuyer sur le vélo comme moyen de déplacement permettant de maîtriser  la sortie du confinement.

En effet, à partir du 11 mai, certaines règles visant à ne pas propager le virus devront être maintenues par nos concitoyens, et tout particulièrement le respect des distances entre les individus.
En outre, après de nombreuses semaines de sédentarité, avoir une activité physique permettant de retrouver la forme se fait sentir.

Sortie progressive de l’urgence sanitaire et post-confinement : de nouvelles pratiques de mobilité à adopter dès maintenant

Pour les déplacements, ni l’utilisation des transports en commun (TC) qui vont subir une désaffection – notamment aux heures de pointe – ni le covoiturage ne pourront répondre à ces contraintes. Covoiturage et TC rendent difficile voire impossible le respect des mesures de distanciation physique, ce qui conduirait, selon le Président du Conseil départemental du Val-de Marne, à une réduction de 80% des capacités des TC [source ActuValdeMarne] .

En outre, le recours excessif à la voiture individuelle conduirait à une augmentation de la pollution, à une explosion des embouteillages, à un fort sentiment d’insécurité aux heures de pointe en particulier aux abords des établissements scolaires, et ne permettrait pas l’activité physique. La marche et le vélo peuvent répondre à tous ces besoins à condition que les pouvoirs publics nous en donnent les moyens.

La majorité de la population dispose d’un vélo mais ne l’utilise pas du fait d’un sentiment d’insécurité dans le trafic motorisé, insécurité qui positionne Quimper au bas du tableau des villes moyennes dans le dernier Baromètre des villes cyclables 2019 (note F = climat défavorable).

Un saut qualitatif des aménagements cyclables sur le territoire Quimper et plus largement en Finistère est nécessaire pour encourager sa pratique !

Rééquilibrer l’espace public au profit des modes actifs

80% de l’espace public est actuellement dédié à la voiture alors que les besoins de se déplacer à pied et à vélo seront extrêmement forts au moment du déconfinement. Des villes, tout d’abord à l’étranger (Bogota, Oakland, Berlin…) puis en France (Angers, Paris, Montpellier, Rennes, Grenoble, Lyon, Lille…), mais aussi des Conseils départementaux (Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis) ont décidé de mettre en œuvre un urbanisme tactique [lien vers le dossier du Cerema], c’est-à-dire un urbanisme provisoire, évolutif et réversible qui permettra aux cyclistes et piétons de se déplacer sur des axes directs plus facilement et avec plus de sécurité tout en préservant la distanciation physique suffisante pour contrer une éventuelle contagion, tant avant qu’après le 11 mai.

L’espace libéré offre des possibilités considérables d’aménagements cyclables temporaires.

Préparer la mobilité de l’après-confinement

La presse a fortement relayé ces décisions en phase avec cette nécessité inédite. Le gouvernement encourage dorénavant ces mesures et Pierre Serne, Président du Club des villes et territoires cyclables, a été nommé pour coordonner la démarche à l’échelle nationale. Le Cerema a également réalisé une étude et liste le matériel nécessaire pour matérialiser des pistes rapidement, avec par exemple des séparateurs modulaires de voie comme sur les chantiers de voirie. Des fermetures de rues aux voitures peuvent aussi être envisagées pour libérer l’espace aux piétons et aux cyclistes.

Face à l’urgence d’agir pour encourager la pratique du vélo lors du déconfinement, le Cerema a organisé un webinaire (séance de travail collective par visioconférence) le 22/04/2020, auquel ont participé de nombreux experts parmi lesquels Agnès LASZCZYK vice-présidente de la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette, dont est membre Kernavélo) et un public nombreux (500 connexions, maximum techniquement possible), ce qui montre l’intérêt que suscitent ces aménagements.

Un replay de ce webinaire est disponible sur le site Internet du Cerema.

A Quimper, il faut passer aux A.C.T.  : sur les axes en ville qui longent les deux rives de l’Odet, sur des portions de la rocade et le long de la liaison Quimper/ Le Rouillen

Proposition d’A.C.T. : aménagements cyclables temporaires, Quimper

Les quelques 500 contributions quimpéroises au Baromètre des villes cyclables 2019 avaient déjà ciblé les quais de l’Odet, les Allées de Locmaria et certains tronçons de la rocade comme étant à sécuriser en priorité. La plupart de ces axes sont en 2×2 voies, ou en 2voies à sens uniques comme sur les quais, par conséquent éligibles à la mise en oeuvre d’aménagements cyclables temporaires (A.C.T.) en conformité avec les recommandations du Cerema et dans l’esprit des aménagements déjà opérationnels ailleurs en France ou en Europe.

Allées de Locmaria, QuimperPont ferré de l’Eau Blanche , Quimper

Relancer le projet de piste cyclable entre Quimper et Ergué-Gabéric

Des expérimentations avaient eu lieu ces derniers mois à Quimper, aux abords du rond-point Kerustum (sécurisation des traversées piétonnes). Mais aussi sur le rond-point Le Bon et le long de la route de Coray.
Nous ne pouvons que regretter le retrait, à une semaine du premier tour des élections municipales, du balisage expérimental de la piste cyclable bidirectionnelle le long de la route de Coray par les services de la mairie de Quimper. Simple report de cet aménagement cyclable, nous assurent les autorités municipales de la liste sortante. Regrettable! car cet aménagement répondait aux critères des A.C.T.  en période de pandémie.

Kernavélo réclame donc la remise en place d’un A.C.T. le long de la route de Coray, le trafic de navetteurs entre Ergué-Gabéric et Quimper étant un des plus forts de l’agglomération.
A vélo, rappelons que le centre-ville de Quimper est à 20 minutes de celui d’Ergué-Gabéric, sans difficulté physique particulière pour un adulte équipé d’un vélo à assistance électrique!

Route de Coray à Quimper – expérimentation d’une piste cyclable bidirectionnelle de fin 2019 à mars 2020

Alors pourquoi ne pas profiter de la baisse du trafic automobile pour relancer ce projet de piste cyclable et permettre aux cyclistes navetteurs de circuler en sécurité entre Quimper et Ergué-Gabéric?

Le pont ferré, entre les ronds-points Le Bon et Eau Blanche : stratégique

Le tronçon de rocade situé entre les ronds-points Le Bon et Eau-Blanche est hautement stratégique pour les cyclistes, permettant les liaisons inter-quartier Ergué-Armel/Kerfeunteun, Ergué-Gabéric/Quimper centre et  Ergué-Armel. Les trottoirs du Pont ferré sont en temps normal inadaptés : le revêtement est en mauvais état, la largeur y est trop faible (inférieure à 2 mètres), et ils sont bordés par une glissière métallique tranchante en cas de chute.

Piste cyclable temporaire à Berlin – mars 2020

Les aménagements réalisés, parce qu’ils réduiront la largeur de l’emprise des voies automobiles devront s’accompagner d’une réduction des vitesses maximales autorisées pour les véhicules motorisés.

Le passage aux A.C.T. ne sera possible qu’à condition que le Conseil départemental du Finistère, la Préfecture et la mairie de Quimper  coopèrent ensemble avec l’objectif affiché de  donner de la place aux mobilités actives. Et que l’expertise d’usage des associations cyclistes du quotidien soit prise en compte avant validation par les pouvoirs publics. 

Ces aménagements nécessiteront peut-être des ajustements mais ceux-ci doivent être pensés comme la préfiguration de l’organisation de l’espace, des mobilités et des liens de solidarité de demain.

Ressources documentaires pour les aménageurs

> Le guide technique du Cerema, publié le 5 mai 2020
Le Cerema a réalisé dans l’urgence un document de recommandations techniques pour les collectivités qui souhaitent tester des solutions d’aménagements permettant de se déplacer à vélo de manière efficace et en sécurité. Le guide est à télécharger ici :

> Le replay du webinaire Cerema du 22 avril 2020, en lien ici.

> Un guide allemand de recommandations,voir ici la version traduite en français du guide « Berlin Regelplaene Radverkehrsanlangen » (Recommandations pour la création et l’extension temporaires des infrastructures cyclables à Berlin)

Seuls certains panneaux de signalisation sont un peu différents en France…

 

 

 

 

 

Profitez du Coup de Pouce Vélo de 50€ : aide à la remise en selle et réparation

Coup de pouce vélo : aide à la remise en selle et chèque réparation sont cumulables

Le vélo permet d’assurer la distanciation physique, contrairement au covoiturage et aux transports en commun. L’adopter, c’est réduire sa contribution au réchauffement climatique, à l’épuisement des ressources naturelles de la planète et à l’émission de particules fines, sujets sensibles que l’épidémie de Covid-19 ne doit pas faire oublier. Le vélo, c’est bon pour sa santé et son équilibre physique et mental. En réduisant le risque de maladie chronique, faire régulièrement du vélo pour aller au boulot ou faire ses courses renforce son  métabolisme et réduit sa vulnérabilité face aux virus. Silencieux, le vélo respecte le cadre de vie général. Et surtout, le vélo est bien plus économique que la voiture, à la fois pour les ménages comme pour les collectivités dont les budgets sont sous forte tension.

Le ministère de la Transition écologique et solidaire booste le budget du dispositif Coup de pouce vélo, qui passe de 20 à 60 millions d’euros.

Ce budget, issu des certificats d’économie d’énergie (CEE) gérés de façon autonome par le ministère de la Transition écologique et solidaire, indépendamment de Bercy, vise à remettre en état 1 million de vélos d’ici la fin de l’année, et à aider à la remise en selle de milliers de Français.

Votre vélo a besoin d’une bonne révision? Optez pour le chèque réparation de 50€

Une plateforme est en ligne afin de mettre en lien les réparateurs de vélos et les organismes de formation  avec les particuliers souhaitant faire réparer leur bicyclette ou/et voulant prendre des cours de reprise en main dans la circulation urbaine: Coupdepoucevelo.fr

Coup de pouce remise en selle : à partir du 4 juin. Pour 50€, un kit formation de 3 séances avec Kernavélo

Le coup de pouce réparation vélo est opérationnel depuis le 18 mai. Quant au Coup de pouce remise en selle, il le sera dès le 4 juin.

L’association Kernavélo est inscrite comme opérateur vélo-école pour dispenser des séances pour vous aider à circuler en sécurité et en confiance en ville.

Avec Kernavélo, le chèque de 50€ alloué par le Gouvernement à toute personne souhaitant opter pour un stage de remise en selle permettra de suivre jusqu’à 3 séances de vélo-école.

Coup de pouce remise en selle : avoir + de 18 ans et savoir rouler à vélo

L’aide à la remise en selle s’adresse aux personnes majeures et sachant faire du vélo. Ce n’est pas parce qu’on sait pédaler, sur piste cyclable séparée du trafic automobile ou sur voie verte en site propre, que l’on sait comment se comporter à vélo dans la circulation urbaine, au milieu des voitures et des camions. Le coup de pouce remise en selle répond à cet objectif.

Vous êtes mineur, ou vous ne savez pas (bien) faire de vélo : contactez  directement Kernavélo, sans passer par Coupdepouce.fr pour programmer des séances de vélo-école. Rendez-vous sur la page dédiée à la vélo-école de Kernavélo   http://kernavelo.org/velo-ecole/

Trouvez en un clic votre vélociste préféré avec la Carto-vélo!

Pour vous faciliter la tâche, Kernavélo met en accès une carte dynamique de localisation des vélocistes sur le territoire de Cornouaille. L’équipe de cartographes, adeptes d’Open Street Map (OSM) ont commencé le recensement par la commune Quimper. Suivront rapidement les autres adresses en Cornouaille.

Cliquez sur le lien pour ouvrir la carte, changez d’échelle à convenance, cliquez sur les étiquettes pour ouvrir la fenêtre contacts du magasin sélectionné.